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L’histoire des pêcheurs gaspésiens nous enseigne comment insuffler la vitalité grâce au dynamisme collectif !

Vers la fin du XIXe siècle, des compagnies jersiaises s’installent en Gaspésie pour commercialiser le poisson. Elles exportent le poisson et importent le sel, qui est le seul moyen de conservation disponible. Elles ouvrent aussi des magasins généraux. Elles sont les seules acheteuses et payent les pêcheurs en « pitons » échangeables dans leurs magasins contre du matériel de pêche, de la nourriture, des vêtements, etc. Les pêcheurs dépendent des compagnies tant pour vendre leurs poissons que pour s’approvisionner en denrées diverses. En 1908, les compagnies baissent le prix payé aux pêcheurs de 40 %. L’année suivante, les pêcheurs font venir un bateau d’Halifax qui appartient à une compagnie acceptant de verser un prix plus élevé. Toutefois, ce bateau repart la cale vide, après avoir reçu la visite de représentants des compagnies installées en Gaspésie. La Révolte des pêcheurs de Rivière-au-Renard éclate alors. Il y a un véritable affrontement entre les compagnies et les pêcheurs. Ottawa dépêche des soldats et cinq pêcheurs sont emprisonnés.

À la suite de ces événements, les pêcheurs ressentent le désir de prendre en main leur développement. Lors de la Grande Crise de 1929, la situation des pêcheurs se détériore encore et leur volonté d’organisation grandit. Il faudra attendre 1938 pour que le gouvernement du Québec favorise la création de coopératives de pêcheurs.

Six coopératives sont créées au printemps suivant, augmentant ainsi les conditions de vie et de travail des pêcheurs.

Pour améliorer leur sort, ils ont fait de l’entrepreneuriat collectif sans le savoir !

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